http://ga.spou.net
http://ga.spou.net
Les notes de la catégorie "Musées et expos"

16 décembre 2008

Musée de l'Hospice Comtesse et Musée Charles de Gaulle à Lille

Musées et expos 3/4

J'y connais rien aux anciens territoires du comté de Flandre mais j'ai fait un tour à Lille ce samedi et, en attendant de partir direction la Belgique pour assister à des concerts avec des gens à cheveux longs qui font du bruit sur scène et de boire beaucoup de bières, j'ai eu le temps de visiter deux musées. J'avais déjà visité le Palais des Beaux-Arts de Lille quand j'étais venu il y a 8 mois mais, cette fois-ci, j'ai visité deux musées un peu plus modestes mais non moins intéressants.

En me baladant dans le vieux Lille, je suis tombé tout d'abord sur le Musée de l'Hospice Comtesse qui était à l'origine un hôpital fondé par la Comtesse Jeanne de Flandre en 1237. Accueillant pendant des siècles malades, pauvres et pèlerins, l'Hospice Comtesse devient de 1796 à 1937 un hospice pour personnes âgées et pour orphelins. L'Hospice passe ensuite entre les mains de propriétaires différents pour être finalement transformé en musée en 1962. Malheureusement, au cours des siècles, l'hôpital a brûlé plusieurs fois et le plus vieux vestige restant et la "salle des malades" datant du XVe siècle. Cependant, l'ensemble de l'Hospice garde l'aspect qu'il devait probablement avoir au cours du XVIIe siècle ce qui n'est pas si mal avouons-le. Le Musée de l'Hospice Comtesse ne se contente pas de nous faire visiter un vieux lieu vide puisque dans chaque salle sont disposées des oeuvres d'art et je dois avouer que j'ai vraiment été conquis. Entre les magnifiques meubles sculptés, les tableaux flamands donnant essentiellement une image de ce qu'était Lille et ses environs à partir du XVIe siècle ou encore les carreaux de faïence peints composant la cuisine de l'Hospice, il y avait de quoi s'éblouir les yeux. J'ai particulièrement apprécié la partie un peu plus "scientifique" du musée avec notamment les globes de Coronelli qui sont de gros globes terrestres représentant le monde tel qu'il était connu au XVIIe siècle. On peut voir par exemple que l'Australie était connue à l'époque en tant que Nouvelle-Hollande. Bref, ceci n'est qu'un petit aperçu de ce que l'on peut trouver dans ce musée qui est franchement intéressant! Il faut dire que ce que j'aime par dessus tout ce sont les tableaux qui représentent des lieux tels qu'ils étaient à l'époque de l'artiste et donc j'ai été bien servi à ce niveau.

Non loin de là, dans la rue Princesse qui une ruelle assez isolée, se trouve le Musée Charles de Gaulle. Ce que je ne savais pas, c'est que de Gaulle était né à Lille et le Musée en question est en fait sa maison natale que l'on peut visiter. Charles de Gaulle est né le 22 novembre 1890 dans cette maison qui appartenait à ses grands-parents maternels Jules-Emile et Julia Maillot et en fait, on peut aujourd'hui se balader librement dans les pièces de la maison. Ce qui était bien c'est que d'une part j'étais tout seul et qu'on n'entend aucun bruit venant de l'extérieur et d'autre part, la maison est disposée de telle façon qu'on a l'impression que des gens y habitent encore. La table de la salle a mangé est dressée, sur le piano de la maison il y a une partition ouverte, sur la table du salon un exemplaire d'un journal daté de 1890, dans la véranda des vieux jouets d'époque sont éparpillés, etc... Bref, on a presque l'impression de voyager dans le passé, c'est très bien fichu! Les seules choses qui nous ramènent à la réalité sont quelques prises de courant par-ci par-là et quelques bornes interactives. Mais si on y était autorisé, on pouvait sans problème s'asseoir à une table, lire un vieux journal pendant que quelqu'un jouait au piano. En sortant dans le jardin, on pouvait accéder à une sorte de médiathèque pour se documenter sur le Charles de Gaulle que l'on connaît mieux, c'est-à-dire adulte. A l'étage de la maison, près des chambres, il y avait des bornes interactives qui nous en apprenait un peu plus sur la généalogie de la famille de Gaulle. En somme, si vous avez envie de faire un petit saut dans le temps, ce musée vaut vraiment le coup d'oeil.

J'y connais toujours rien mais décidément Lille regorge de musées fort sympathiques, du coup, I'll be back!


02 octobre 2008

Exposition Emil Nolde aux Galeries nationales du Grand Palais

Musées et expos 2/4

J'y connais rien à la conscience professionnelle mais, hier soir, j'ai été retenu trop longtemps dans le bureau de mes patrons qui veulent absolument me faire (enfin) travailler, mais quelle idée j'vous jure, ça se passait pourtant très bien comme ça jusque là! Toujours est-il que, du coup, il était trop tard pour aller à ma piscine du mercredi et comme je me connais, j'allais en profiter pour faire le no-life enfermé dans mon appart avec mes rideaux moches toute la soirée. Heureusement, je me sens plus que jamais engagé dans mon opération "je suis un no-life, sortez-moi d'là!" et j'ai fait un ultime effort pour regarder rapidement ce que je pouvais bien faire un mercredi soir de pas trop cher, d'assez loin histoire que je marche et que je brûle des calories (oui, oui, je suis au régime pendant un mois alors me cherchez pas!) et d'un minimum culturel histoire d'avoir bonne conscience. Et je tombe sur l'annonce de cette exposition sur Emil Nolde, qui se tient en ce moment aux Galeries nationales du Grand Palais à Paris, ouverte jusqu'à 22h le mercredi, chouette! Sauf que cette idée n'était pas sans risque car je ne savais absolument pas qui était cet Emil Nolde, je n'avais même pas pris la peine de chercher un aperçu de ses oeuvres avant de partir, et ensuite, la dernière fois que je suis allé au Grand Palais c'était pour une exposition sur Klimt et Schiele en 2005 et je m'étais ennuyé comme un rat mort, tout insensible que j'étais à la peinture moderne autrichienne. Il faut dire que je suis très basique comme gars, la peinture c'est comme la musique : je m'en fous que ça soit techniquement super balaise, faut que ça "sonne"! Je suis plus sensible à un bon morceau à deux accords et en 4 temps de ManOwaR qu'un morceau avec 15.000 descentes de manches à la minute en gammes pentatoniques mineures et en mesures asymétriques de Dream Theater (j'ai pris évidemment cet exemple juste pour avoir une occasion de parler une fois de plus de ManOwaR et dans une note sur Emil Nolde je trouve ça classe!). Donc pour la peinture, je m'en fous un peu des réflexions genre "ce mec il a utilisé du orange là où on utilise normalement du jaune et, tu vois, c'est vachement audacieux, ça a bouleversé les conventions et changé notre monde à jamais", moi faut qu'une peinture m'accroche l'oeil immédiatement et dans le meilleur des cas, me déclenche une émotion. En plus je suis daltonien, alors que ça soit du jaune ou du orange hein..! Tout ça pour dire que les oeuvres de Klimt et Schiele j'avais trouvé ça juste mega moche, n'en déplaise à ceux qui me feront certainement très bien un laïus sur la puissance technique de ces artistes.

Bref, du coup mon verdict sur Emil Nolde? Ouais genre je vais m'improviser critique d'art! Disons que je suis mitigé, il y avait des oeuvres qui m'ont bien plu comme ses gravures sur bois ou, plus original, sur métal à l'aide d'une pointe trempée à l'acide si j'ai bien compris. Par contre je n'ai pas été vraiment emballé par ses peintures même si certaines sont sorties du lot à mes yeux. Je ne suis vraiment pas fan des tableaux ultra-colorés peints quasiment à la brosse en couches de peinture épaisses. Mais ce qu'il y a de bien, c'est que finalement les oeuvres de Nolde sont assez variées, je pense par exemple à ses portraits qu'il a effectué lors d'un de ses voyages en Nouvelle-Guinée ou ses peintures plus sombres et fantasmagoriques. Donc en fait, on ne s'ennuie pas trop lors de cette exposition. Les oeuvres de Nolde étaient regroupées par thèmes, le tout expliqué à chaque fois par un texte assez clair, sans trop de branlette intellectuelle contrairement à ce qu'il est généralement coutume dans ce milieu. Et il y avait également de temps en temps des chronologies sur l'artiste et à ce propos, la vie de Nolde m'a semblé assez intéressante. En effet, on ne peut pas dire que c'est un artiste qu'on a envie d'aimer de prime abord : né en 1867 dans le Schleswig, une région à la frontière du Danemark et de l'Allemagne, plus particulièrement dans le village de Nolde dont il prendra le nom (son vrai nom étant Hansen), il adhère au parti nazi en 1934 et est même apprécié de Goebbels. Il avait l'air d'avoir adhéré au parti plutôt par opportunisme que par réelle conviction, afin de préserver ses oeuvres, mais de toute façon il sera rapidement "puni" en devenant, malgré lui, un des artistes les plus représentés dans l'exposition nazie "L'art dégénéré" et plusieurs de ses oeuvres seront brûlées. Même Goebbels se verra contraint de retirer les quelques tableaux qu'il avait de Nolde dans son bureau. Il y avait une séquence intéressante dans un petit film projeté sur un mur où on voyait des images d'archive de la fameuse exposition. Bref, chacun se fera son propre jugement sur l'homme, son oeuvre en tout cas n'est vraiment pas sans intérêt même pour un profane comme moi et même malgré le fait que, c'est le moins qu'on puisse dire, je n'ai pas accroché à l'ensemble de son style.

J'y connais toujours rien mais comme je n'avais rien d'autre de mieux à faire, en sortant de l'exposition je me suis baladé un peu en bas de l'avenue des Champs Elysées et autour de la place de la Concorde pour regarder les avions, hélicoptères et autres objets volants qui sont exposés en pleine rue pour l'occasion des 100 ans de l'industrie aéronautique. Bon pour l'instant, les stands et les avions sont en pleine phase de montage mais il y a déjà quelques engins installés donc si vous voulez faire une promenade sympa, vous savez où aller!


04 septembre 2008

Pavillon de l'Arsenal

Musées et expos 3/4

J'y connais rien à l'architecture mais le week-end dernier, je suis allé faire un tour au Pavillon de l'Arsenal à Paris. Alors le Pavillon de l'Arsenal, qu'est-ce que c'est donc? C'est un bâtiment qui a été construit en 1878, pour le compte d'un riche marchand de bois qui voulait y exposer sa collection de tableaux, à l'emplacement de l'ancien quartier où se trouvait l'Arsenal du Roi, c'est-à-dire là où on fabriquait la poudre à canon. A la mort du propriétaire en 1883, les tableaux furent vendus et le bâtiment fut loué à diverses sociétés comme par exemple la Samaritaine qui est devenue propriétaire du lieu en 1922 et y a installé, en 1931, ses ateliers de confection. C'est finalement la ville de Paris qui se portera acquéreur du bâtiment en 1954 pour y exposer ses archives. Le Pavillon de l'Arsenal sera réhabilité en musée en 1988 et il est désormais le centre d'information, de documentation et d'exposition d'Urbanisme et d'Architecture de Paris.

Forcément, si on n'est pas passionné d'architecture, le musée n'est a priori pas très intéressant à visiter surtout qu'en ce moment il y a une exposition sur des projets d'architecture durable et une exposition "accords chromatiques" qui présente des photos de bâtiments parisiens, des années 1200 à aujourd'hui, à la "coloration" originale. Bref rien de très excitant pour le profane. Par contre, au rez-de-chaussée, il y a une exposition permanente très intéressante sur l'histoire de la construction de la ville de Paris. L'exposition se déroule de façon rigoureusement chronologique avec des années clés affichées en verticale sur les murs tous les 3 mètres avec entre chaque, pour aborder plus en profondeur certaines de ces dates, des textes explicatifs, des tableaux, des maquettes, des photos, des vidéos, ... L'exposition passe très rapidement sur la préhistoire pour en venir à Lutèce, la ville occupée par un peuple gaulois, les Parisii, depuis le IIIe siècle avant Jésus Christ sur la rive gauche de l'actuelle Paris. En fait, c'est les romains qui donnent ce nom de Lutèce à la ville quand ils la conquièrent en 52 avant Jésus Christ. Le nom de "Paris" sera finalement adopté vers 300, peu après la christianisation de la France, en rapport avec le peuple des Parisii cité précédemment. C'est en 508 que Clovis fera de Paris la capitale du royaume des Francs mais les Capétiens préféreront ensuite la ville d'Orléans jusqu'en 1112 ou Paris redevient définitivement la capitale de la France.

Musée de l'architecture et de l'urbanisme oblige, l'exposition permanente sur Paris s'intéresse donc plus précisément aux constructions qui ont eu lieu dans Paris, des remparts sur l'île de la Cité vers 308 jusqu'à la Bibliothèque François Mitterrand en 1996 en passant par l'éclairage au gaz des rues parisiennes en 1816 ou encore la loi de 1854 sur les grands travaux de la capitale sous l'autorité du préfet de la Seine, Georges Eugène Haussmann (considéré à tord comme un architecte, "architecture hausmannnienne" étant un abus de langage), etc, etc... Bref, les chronologies sont vraiment bien faites et les textes explicatifs ça et là sont très clairs et pas du tout barbants. Je dirais même qu'il y en n'avait parfois pas assez à mon goût, j'aurais aimé par exemple plus de textes et de photos au sujet de la construction du métro parisien qui est un sujet qui m'intéresse beaucoup et qui est abordé trop rapidement. Sinon nous avons le droit par terre à quelques grandes maquettes de la capitale ou du quartier de la Défense, des images des monuments de Paris sont également diffusés ainsi que des petits films.

J'y connais toujours rien mais si tu es parisien tape dans tes mains et va voir ce musée, en plus c'est gratuit!


20 août 2008

Musée McCord, Musée des Beaux-Arts et Centre des Sciences de Montréal, Musée de la Civilisation et Centre d'Interprétation de Place-Royal de la ville de Québec

Musées et expos 3/4

J'y connais rien à l'histoire nord-américaine alors que ça fait 3 fois en 3 ans que je vais au Canada mais je n'avais toujours pas pris le temps d'y visiter quelques musées (à part le Musée Canadien des Civilisations d'Ottawa en 2006 mais je n'étais pas au coeur de mon opération "je suis un no-life, sortez-moi d'là!" à cette époque donc je n'avais pas été très assidu). C'est chose réparée cette année même si je n'ai pas pu voir tout ce que je voulais voir, notamment le Planetarium de Montréal qui avait l'air sympa (mais devant lequel j'ai trouvé porte close) ou certains musées dans la ville de Québec (parce que j'ai fait mon gros touriste et qu'il était trop tard) mais bon, je ne veux pas vous embêter avec tous mes problèmes...

On commence donc avec Montréal où j'ai passé 2 jours et 2 nuits à partir du 14 juillet dernier, je précise les dates comme ça mais en fait ça ne sert pas à grand chose, c'est juste histoire d'être rigoureux parce que la culture c'est pas fait pour rigoler. Bref, je suis tout d'abord allé visiter le Musée McCord qui était sur mon chemin vers le Musée des Beaux-Arts. Là-bas, il y avait 4 expositions : "Dévoiler ou dissimuler", "Simplement Montréal", "Inuit" et "Shashin". La première était alléchante d'après la description qu'on peut trouver sur le site du musée : "Une exposition provocante qui explore les perceptions historiques de la pudeur et de l'érotisme en matière de tenues féminines". Ouais bon... en fait je l'ai survolé rapidement car je ne suis pas fana des expositions au sujet de la mode même si les textes descriptifs et les anecdotes liés à chaque vêtement n'étaient pas inintéressants. On apprend par exemple qu'à la fin du XIXe siècle au Canada, le décolleté était socialement important pour une femme et était même obligatoire pour visiter le gouverneur général... ou alors il fallait se justifier en fournissant un certificat médical! Comme son nom l'indique, "Simplement Montréal" présentait l'histoire de la ville de Montréal avec de nombreux objets, de belles photos toutes époques confondues, des vidéos et même des bornes interactives. C'était la partie la plus intéressante du musée même si ça manquait de cohésion à mon sens et qu'il était difficile par exemple de se repérer chronologiquement. L'exposition "Inuit" quant à elle regroupait des centaines de sculptures et d'objets décoratifs représentant la société, la culture et les croyances du peuple Inuit. Par contre, ce qui m'a marqué, c'est que ces objets sont contemporains (50-60 ans tout au plus) et du coup, c'était un peu décevant sachant que c'est un peuple qui est présent depuis des milliers d'années en Amérique du Nord et qu'on s'attendait donc à retrouver exposées quelques reliques. Enfin, "Shashin", qui signifie "photographie" en japonais, était une exposition très intéressante même si le contexte présentait une page assez sombre de l'histoire du Canada. En effet, en 1942, suite à l'attaque japonaise contre les américains, des milliers de japonais vivant au Canada sont déportés vers des camps d'internement. Ils ne pouvaient transporter avec eux qu'un certain nombre de kilos de bagages donc ils ont laissé derrière eux de nombreux objets dont des photos (photos de famille, photos d'équipes locales de sport, ...) et certaines d'entre elles se retrouvent donc affichées dans cette exposition. Et il faut avouer que la plupart de ces photos sont magnifiques et dans un état vraiment excellent, pour ceux qui aiment la photographie en noir et blanc c'est une exposition à voir.

Changement de lieu mais dans la même rue (la rue Sherbrooke), à quelques mètres de là, avec le Musée des Beaux-Arts de Montréal. Là aussi il ne faut pas s'attendre à voir exposées des toiles du XVIe siècle, il y avait même une partie "arts décoratifs" où était exposé un ordinateur Macintosh dans une vitrine et j'ai eu l'impression d'être Marty McFly dans "Retour vers le futur II" quand il voit le même Macintosh dans un magasin d'antiquités! Cette section sur les arts décoratifs était en gros découpée par période (années 50, années 60, etc...) et présentait des objets art déco allant du fauteuil aux cafetières design, bref pas spécialement passionnant pour ma part même s'il y avait quelques vieux objets présents comme un traîneau datant de l'époque de Louis XV (milieu du XVIIIe siècle, par là). Les sections "art canadien" et "art européen" étaient déjà bien plus intéressantes avec de nombreuses peintures datant pour la plupart de la fin du XIXe et du début du XXe même s'il y avait ça et là de plus vieilles peintures comme un portrait peint par Hans Memling en 1490 mais ça faisait partie des cas particuliers. Je passe rapidement sur la section "archéologie méditerranéenne" qui fait évidemment pâle figure par rapport à un musée comme le Louvre sans vouloir jouer mon parisianiste de base, de même pour les quelques objets d'autres cultures anciennes. Enfin le musée possède une collection concernant l'art inuit (et amérindien) comme pour le musée McCord avec des sculptures que j'ai trouvé rigolotes, limite monstres mignons de bandes-dessinées.

Pour finir avec cette visite des hauts lieus culturels montréalais (bon, j'aurais pu aussi parler des bars où je suis allé me désaltérer comme les Katacombes), je suis allé m'amuser au Centre des Sciences qui se trouve vers le vieux Montréal, près du port. C'est un peu comme la Cité des Sciences à Paris avec plein d'activités ludiques plutôt orientées pour les jeunes mais même les vieux comme moi peuvent y trouver leur compte. Canada oblige, il y avait notamment des expositions sur le développement durable et les technologies "propres" du futur. Il y avait par exemple une expo, "mission Gaïa", qui se présentait sous forme d'un jeu de plateau électronique où on devait gérer une ville qui subissait différentes catastrophes écologiques, évidemment ma ville n'a pas survécu... mais bon entre les tsunamis et les invasions de grenouilles c'était pas évident! En exposition un peu plus rigolote, il y avait "extra ou terrestres?" qui, comme son nom l'indique, traitait principalement des êtres venus d'ailleurs dans l'imaginaire humain. On avait le droit à une réplique "grandeur nature" de la reine Alien (avec quelques oeufs à ses côtés, brrrr!), d'une des créatures du film H2G2 ou encore d'un masque du Predator. En ambiance sonore et visuelle, il y avait des extraits de vieux films sur les êtres venus d'ailleurs et des sons provenant de sondes spatiales qui étaient diffusés. Mais l'exposition ne traitait pas que des extra-terrestres mais aussi de monstres qui existent vraiment et qui proviennent bien de notre planète comme les animaux abyssaux mais j'invite à aller voir l'exposition "Abysses" à la Galerie de Minéralogie du Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris, bien plus complète à ce sujet (si toutefois elle est encore en place à l'heure où vous lisez ces lignes). Sinon on pouvait aussi envoyer des messages dans l'espace mais j'avais peur de me faire repérer et que les extra-terrestres m'enlèvent une fois rentré à Paris. Avant de partir, je suis allé me frotter aux Snowbirds qui désignent l'équipe d'acrobaties aériennes des Forces armées canadiennes. En fait c'était un jeu video collectif (enfin pas tant que ça puisqu'on se retrouvait individuellement devant un écran) où l'on devait piloter un avion en lui faisant faire des loopings et d'autres figures acrobatiques. Sur un écran de cinéma en face de nous, un commandant nous encourageait et on voyait quelques ralentis de nos prestations, la classe! Bon, les commandes étaient très simples ce qui ne m'a pas empêché de me crasher lamentablement pendant la phase d'entraînement mais je me suis bien rattrapé pour le "vrai" pilotage. A la fin, les 5 meilleurs pilotes avaient leur quart d'heure de gloire mais je n'ai malheureusement terminé que 6e, restant un anonyme parmi les anonymes, quelle tristesse! Je me suis retrouvé à la dernière séance qui était présentée en anglais alors on va dire que ça m'a déconcentré... mais je dis ça parce que je suis mauvais joueur!

Voilà donc pour la partie montréalaise. Une semaine plus tard je suis allé passer une journée et une nuit dans la ville de Québec (qui fêtait cette année son 400e anniversaire), le lendemain du concert de Paul McCartney qui a fait fureur apparemment puisque tous les medias locaux en parlaient en boucle. J'ai visité le Musée de la Civilisation de Québec et plus particulièrement l'exposition "Le temps des québécois" qui abordait l'histoire générale du Québec depuis l'exploration du territoire de la "Nouvelle-France" par Jacques Cartier au XVIe siècle jusqu'à aujourd'hui en passant par les premiers colons menés par Samuel de Champlain qui fondera la ville de Québec en 1608 (ça fait bien 400 ans donc) ou encore par le Traité de Paris de 1763 qui voit, entre-autre, l'abandon du Canada par la France au profit des anglais, etc, etc... L'histoire du Québec est bien plus riche qu'elle n'y parait et pour moi, les québécois sont d'authentiques résistants qui, malgré une domination britannique, ont tenus à conserver leur héritage culturel, linguistique et religieux coûte que coûte malgré une brimade de leurs droits par l'"envahisseur" pendant au moins 200 ans. J'ai parlé à plusieurs québécois, jeunes et moins jeunes, au cours de mon séjour et à la question "est-ce que vous vous sentez canadiens ou québécois?" ils m'ont tous répondus "québécois", ce qui est assez révélateur et qui montre qu'il y a toujours un malaise vis-à-vis de l'Histoire mais j'y connais rien à tout ça donc je n'irai pas plus loin dans cette ridicule réflexion. J'ai un peu survolé les autres expositions comme sur "l'or des Amériques" ou sur les premières nations qui vivaient et vivent en Amérique du Nord comme les Inuit, les Hurons, les Algondins, etc... Il y avait quelques bonnes heures à passer dans ce musée mais comme je le disais au début, j'ai passé une bonne partie de la journée à faire du tourisme dans la ville, du coup je n'avais pas trop de temps devant moi.

Je n'avais d'ailleurs qu'une demi-heure pour visiter le Centre d'Interprétation de Place-Royal qui, comme son nom ne l'indique pas, proposait des expositions sur l'histoire de la ville de Québec dont, par exemple, une belle maquette de Québec comme elle devait se présenter peu après que Samuel de Champlain s'y soit installé. Il y avait d'ailleurs un film sur la vie de Champlain mais je n'aurais pas pu visiter le musée si j'étais allé le voir. Il y avait également une expo sur l'histoire du commerce au Québec puisque Place-Royale n'était tout autre qu'un poste fortifié installé par Champlain pour faire son commerce de fourrures avec les amérindiens et en fait, Place-Royale est considérée "tout simplement" comme le berceau de la civilisation française en Amérique. Bref, assez intéressant tout ça mais on préférera tout de même le Musée de la Civilisation bien plus vaste.

J'y connais toujours rien mais pour une fois je vais faire de la pub : si vous voulez dormir pour relativement pas cher à Québec (à peine 35 euros la nuit, petit-déjeuner inclus), je vous conseille vivement l'Auberge internationale de Québec qui est une auberge de jeunesse plutôt cool avec un personnel accueillant. Par contre, évidemment, ça dépend avec qui vous tombez. Dans mon dortoir de 4 personnes il y en avait un qui ronflait et un qui partait à 5h du matin en faisant du bruit mais bon, avec des boules quiès c'est largement vivable. Par contre, il n'y a pas beaucoup de salles de bain par étage, forcément le matin ça bouchonne un peu mais bon, cette auberge est en plus située en plein vieux Québec donc pas de quoi faire la fine bouche non plus!


19 mai 2008

Musée Gatien-Bonnet à Lagny-Sur-Marne et Palais de la Découverte à Paris dans le cadre de "La nuit des musées"

Musées et expos 2/4

J'y connais rien aux initiatives du Ministère de la Culture mais ce samedi avait lieu "La nuit des musées" qui, comme son nom l'indique, consistait à ouvrir gratuitement les portes des musées français parfois jusqu'à tard le soir. Pour commencer cette nuit magique, je suis allé faire un tour du côté de Lagny-Sur-Marne. Pourquoi Lagny-Sur-Marne et pas Plouëc-du-Trieux ou Loscouët-sur-Meu? Ben en fait, je ne suis jamais allé en Bretagne mais j'ai vécu 7 ans à Lagny et je n'y étais pas revenu depuis plus de 10 ans alors voila... ouais ok, aucune raison particulière donc si ce n'est de voir ce qu'était devenue la ville de mes années collège et, à ce sujet, on peut dire qu'elle est restée quasiment dans l'état exact où je l'ai laissé. Par contre, je ne me rappelais plus trop à quoi ressemblait le Musée Gatien-Bonnet que j'avais dû visiter vaguement une fois étant gamin. Du coup, dans mon souci d'exploration culturelle, je suis allé y rendre une petite visite. Alors, que trouve-t-on dans ce musée municipal? Euh... si je dis "rien", ça fait exagéré? Pourtant, force est d'avouer que le musée s'explore en 15 minutes chrono. Au rez-de-chaussée on trouvera quelques objets préhistoriques et gallo-romains tous moches (des restes d'ossements et 3 cailloux en gros) si ce n'est un squelette humain fossilisé sympathique et quelques maquettes explicatives. Bon, montons plutôt à l'étage. Là-haut on trouvera des peintures de néo-impressionnistes ayant sévis à Lagny-Sur-Marne pendant 20 ans vers 1885 tel que Léo Gausson et puis... et puis c'est un peu tout en fait. J'avoue, je ne suis qu'un piètre représentant en office du tourisme pour mon ancienne ville mais venez à Lagny, y a quand-même des tas de truc à visiter comme... euh... bon, déjà y a des ballades sympas à faire sur les quais de la Marne et puis ensuite euh...

Retour à Paris où j'ai décidé de passer la soirée au Palais de la Découverte à partir de 19h30 avec des amis, oui oui j'ai des amis, de temps en temps. Alors moi j'ai fait option physique-chimie au baccalauréat donc ça m'a rappelé un peu les cours du lycée puisqu'au Palais de la Découverte il y a des expositions permanentes sur certaines lois de la physique mais aussi sur l'astronomie, les sciences de la vie, etc... Ainsi, on a commencé par une présentation des forces électrostatiques par une dame qui s'amusait entre autre à utiliser des spectateurs comme paratonnerre et à leur faire faire des étincelles avec leur doigt. La présentation était plutôt rigolote et ludique mais c'était bondé de monde et ça sera d'ailleurs la constante de la soirée. Outre une présentation beaucoup moins spectaculaire et intéressante des forces électromagnétiques, on est ensuite allé voir une présentation sur les grenouilles avec des expériences pour savoir si elles repéraient leurs proies par l'odeur ou la vue puis même chose plus tard avec les araignées. Je pensais d'ailleurs qu'on aurait le droit à de bonnes grosses mygales ou à des veuves noires bien mortelles mais tout ce qu'on a eu le droit c'était des petites araignées communes que même avec le zoom de la caméra on avait du mal à voir. Pour finir, on est allé à l'exposition sur les rats mais on n'a pas pu y rentrer tellement la salle était petite et qu'il y avait de monde. On a juste pu assister aux expériences derrière les vitres de la salle mais par lesquelles on n'entendait malheureusement aucun son. L'expérience consistait à enfermer un rat dans un labyrinthe au bout duquel il accédait à une petite salle où il devait tirer une poignée suspendue grâce à laquelle il faisait tomber une bille qu'il devait ensuite glisser dans un trou qui actionnait une machine à distribuer des graines. Plutôt rigolo tout ça, surtout que le rat tentait de trouver un chemin plus court que de devoir se retaper tout le labyrinthe. Il y avait des tas d'autres expositions à voir mais la plupart étaient fermées et, à 23h, il faut avouer qu'on commençait à en avoir un peu plein les pattes (faut dire qu'en restant debout quasiment tout le long...) donc on a remis ça avec plaisir pour une autre fois.

J'y connais toujours rien mais à Lagny-Sur-Marne on peut aussi trouver une église et euh...


Les notes dans la catégorie "Musées et expos" sont réparties sur 4 pages :
[1] - [2] - [3] - [4]