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Les notes de la catégorie "Théâtre"

14 mai 2008

"Mon cadavre sera piégé"

Théâtre 2/4

J'y connais rien à la fabrication de la saucisse de Toulouse mais je me dis que quitte à faire un blog, autant raconter sa vie nan? Surtout que y'en a marre de chercher des introductions à la con alors qu'il y a des choses bien plus graves qui se passent en Afrique. Tenez par exemple, pas plus tard que Jeudi dernier, j'ai perdu 14€ en allant à pied à un théâtre que je n'ai jamais trouvé. Pour tout dire, c'était dans le XXe arrondissement de Paris et je me suis retrouvé dans le XIIe, soit un détour de 2.5km. J'ai tourné à droite sur le boulevard Voltaire au lieu de continuer à gauche dans la rue de la Roquette, le truc ballot quoi. Et pendant ce temps, il devait plus que certainement pleuvoir à Saint-Etienne, comme d'hab. Faut dire que j'ai le sens de l'orientation le plus pourri du genre humain mais je suis comme un cul-de-jatte qui tiendrait quand-même absolument à marcher. Du coup, le lendemain, je me suis acheté un GPS mais j'ai appris seulement avant hier que Supernana était morte l'année dernière! J'ai honte, elle a participé à mes plus grands moments de radio de 1992 à 1995 sur Skyrock. Quelle idée de mourir le même jour que Jacques Martin aussi... Pour me consoler j'écoute les enregistrements qu'un fan a réuni sur son site. Sauf qu'hier, j'ai failli encore louper le théâtre... avec mon GPS à la main. Il faut dire que c'est de la daube, je marche quelques mètres sur la place Saint-Jacques à Paris et voilà qu'il se croit tout à coup dans une rue de Port Moresby en Papouasie. Évidemment, il me demande alors de faire demi tour dès que possible.

Sinon, le 18 avril dernier c'était l'anniversaire des 20 ans de la mort de Pierre Desproges et pour commémorer ça, il y a une pièce qui se joue en ce moment au Théâtre du Splendid du nom de "Mon cadavre sera piégé", mise en scène par Julia Vidit et entièrement composée de textes de Desproges provenant pour la plupart des "Chroniques de la haine ordinaire" il me semble mais j'y connais rien. Ces textes sont interprétés pendant plus d'une heure par une seule et même personne sur scène, à savoir le comédien Emmanuel Matte qui est quasiment enfermé tout le long de la pièce dans une sorte de cabine en verre. Forcément, ça fait plaisir d'entendre des textes de Desproges qui n'ont souvent pas pris une ride et restent toujours aussi piquants et écrits dans un style inimitable ou le plus souvent mal imité. Sauf que, tout le long de la pièce, on ne peut s'empêcher d'imaginer ce que tout ça donnerait avec la voix et la présence du vrai Desproges sur scène. Du coup, on peut dire que cela n'a pas la même force qu'avec l'interprète original et qu'il y a quelques moments où je décrochais un peu. Pourtant, Emmanuel Matte arrive assez bien à restituer les intonations et la gestuelle de Desproges mais cela fait un peu cher (25€) pour juste une imitation, d'ailleurs on ne devait être qu'une trentaine de personnes dans cette salle de 300 places. Mais bon, c'était une bonne occasion de découvrir ou redécouvrir les textes de Desproges.

J'y connais toujours rien mais j'aimerais bien ne pas me perdre avec un GPS, c'est quand même la grosse loose!


07 mai 2008

"Chacun sa croix!"

Théâtre 4/4

J'y connais rien aux dictons mais hier soir je suis allé voir la pièce "Chacun sa croix!" de Jean-Christophe Barc qui se jouait à la Comédie Bastille à Paris. J'avoue que je craignais un peu de voir une sorte de "Mon curé chez les nudistes" version théâtrale mais en fait l'histoire était bien plus fine que ça et la pièce s'est révélée être une excellente surprise! L'histoire est-celle de l'Abbé Jean-François Caporal, un curé pas très conventionnel, plutôt râleur et aimant sa bouteille de poire, qui vit dans son presbytère de fortune dans un village perché sur les Hauts Plateaux du Jura. Le maire du village en question vient le voir et lui fait part de sa crainte pour la survie de leur petite bourgade qui est de plus en plus désertée et dont la population restante est vieillissante. Par conséquent, les commerces se ferment, l'église tombe en ruine, la main d'oeuvre et les locaux se font rares... Pour preuve : Monsieur le Maire est un ancien instituteur qui est un peu maire par défaut, d'ailleurs il n'en a pas du tout la carrure ni la force de caractère, et il est obligé de demander au curé de lui prêter son presbytère le mercredi matin pour faire ses comptes-rendus du conseil municipal faute de local; Jeanine, une femme aussi bonne cuisinière qu'elle a un caractère de cochon, s'occupe de préparer les repas du curé mais également ceux de l'école qu'elle est obligée de faire depuis la cuisine du presbytère et de transporter ensuite toute seule à pied; le curé lui-même doit s'occuper de 5 paroisses différentes, vu que la situation est la même dans les villages voisins, avec pour seul moyen de transport sa mobylette Bernadette, etc... Pour tenter de stopper l'hémorragie, le maire a pour idée de réouvrir l'épicerie et le bar-tabac dans un seul et même magasin et l'idéal serait qu'il soit tenu par un jeune couple. C'est alors que débarque Rosa, une jeune femme qui vient tout juste de sortir de prison, dans laquelle elle a passé plus de 3 ans enfermée, et à qui l'Abbé Caporal venait rendre régulièrement visite mais sans dévoiler son statut de prêtre. Pour tout dire, elle pensait que c'était un militaire et que Caporal était son grade! Si elle s'est retrouvée en prison c'est suite à un braquage d'un magasin pour payer ses doses de drogue et pas n'importe quel magasin puisque c'était... une épicerie! Cependant, elle a la ferme intention de prendre un nouveau départ et de se réinsérer dans la société en trouvant un travail et pourquoi pas un mari. Peut-être est-ce là l'occasion tant rêvée pour la survie du village et peut-être y a t'il moyen de former un couple avec Victor, une jeune homme un peu benêt qui joue (mal) de l'harmonium pour le compte de l'église et qui fais des études de commercial par correspondance.

Comme je le disais, cette pièce a été pour moi une excellente surprise et ceci grâce déjà à une histoire vraiment bien écrite, pas vulgaire pour un sou, au rythme soutenu et où on rigole très souvent. Ensuite, les acteurs sont vraiment excellents (à la rigueur il n'y a guère que le personnage de Rosa un peu en dessous du reste) à commencer par Didier Constant qui joue le rôle du prêtre mais les autres comédiens ne sont vraiment pas en reste et ont des personnages sur mesure. Quant au décor, il est plus que sympathique puisque tout se passe dans le salon d'un chalet en bois, le presbytère, et on peut même voir de la neige tomber de dehors, vraiment bien fait! Bref, je n'ai pas grand chose de plus à ajouter, c'est une pièce que je recommande plus que chaudement!

J'y connais toujours rien mais voila qui rendrait la religion presque sympathique... du moins si on ne faisait pas la part entre le théâtre et le réel.


04 mai 2008

Dédo au Théâtre Comedy Club

Théâtre 3/4

J'y connais rien aux nouveaux comiques mais l'été d'il y a deux ans, apparaissait une émission sur Canal+ du nom du "Jamel Comedy Club" qui, comme son nom l'indique, était une émission présentée par Jamel Debouzze au cours de laquelle ce dernier nous faisait découvrir quelques jeunes et moins jeunes comiques adeptes du stand-up (je définirai plus loin ce que c'est) qui avaient alors 5-6 minutes pour nous faire rire avec plus ou moins de succès. La plupart de ces comiques étaient issus de l'immigration maghrébine, africaine ou chinoise et si je précise ce détail sans importance c'est parce que la majorité d'entre eux mettaient bien en avant cet état de fait durant leur prestation et leurs gags tournaient essentiellement autour de ce sujet. C'est donc avec surprise que déboulait sur scène une sorte d'OVNI parmi ces jeunes talents en la personne de Dédo, un chevelu habillé en noir mettant lui en avant son appartenance à une communauté quelque peu spécifique, c'est-à-dire à cette race bizarre qu'on appelle "metalleux" et dont je ferais aussi partie d'après ce qu'on me dit dans l'oreillette. On aurait pu croire qu'un comique hardos ne passerait pas du tout auprès du public du "Jamel Comedy Club" bien plus intéressé par le hip-hop que par le rock (Thomas VDB en avait d'ailleurs fait un peu les frais dans cette même émission) et encore moins par le metal. Et pourtant, Dédo avait réussi avec brio à faire rire les spectateurs présents et il réapparaissait à la saison suivante de ce "Jamel Comedy Club" et faisait en plus partie de la grande tournée dans toute la France qui a suivi au contraire d'autres comiques de l'émission qui ont disparu plus vite qu'ils n'étaient apparus.

Mais Jamel Debouzze n'en est pas resté là et a monté très récemment sa propre salle de théâtre, le bien nommé Théâtre Comedy Club, au boulevard Bonne Nouvelle à Paris dans une ancienne salle de cinéma. Les travaux ont été achevés il y a quelques semaines à peine, c'est dire donc combien c'est récent! Et quand j'ai vu que Dédo se produisait gratuitement tous les Samedi à 16h30 dans ce théâtre, il n'en a pas fallut plus pour me motiver! Pourtant, il m'en a coûté beaucoup de devoir quitter ma télévision ce Samedi là sans avoir pu voir la fin de ce magnifique téléfilm franco-américain sur TF1 du nom de "Un tueur aux trousses" ("Quicksand" en VO) au casting totalement improbable puisque se côtoyaient Jean-Pierre Castaldi, Judith Godrèche et... Michael Keaton! Tain, Michael Keaton... le "Batman" et le "Beetlejuice" quoi... dans un téléfilm filmé à la française avec Castaldi... un chef d'oeuvre inloupable donc (même si c'était un truc policier et pas un des télécatastrofilms que j'affectionne tant)! Enfin bon, me voilà donc devant le Théâtre Comedy Club dont l'entrée est vraiment petite, il n'y a guère que les grandes affiches pour Thomas N'Gijol et Fabrice Eboué qui permettent de bien le repérer. D'ailleurs, on voit qu'il y a un traitement de faveur puisque ces deux comiques ont leur belle affiche personnalisée et jouent quasiment tous les soirs en semaine avec l'entrée payante alors que Dédo joue gratuitement juste le Samedi après-midi et il n'y a guère que sur son myspace qu'on peut trouver l'info. 'Fin bon, en même temps il ne bosse pas à Canal+ ni a M6 mais j'espère que le même succès lui arrivera un jour! Je rentre donc dans le théâtre avec mon ami Féfé et il faut traverser un long couloir avant d'accéder à la salle elle-même. Au bout de ce couloir, devant la porte des toilettes, on croise le fameux Dédo qui se préparait visiblement avant de monter sur scène. Je lui lance un petit "bonjour" pour ne pas trop le déranger et ne pas faire mon fan lourd de base puis je rentre dans la salle. Et on peut dire que le cadre est vraiment sympa car on a là vraiment un café théâtre dans la plus pure définition du terme : il y a un bar à l'entrée et on s'installe comme on veut à une des tables qui fait face à une petite scène où se produit l'artiste pendant qu'on sirote sa boisson. J'ai toujours rêvé de voir un spectacle dans ces conditions, dommage que le prix des boissons soit aussi prohibitif (4€ la 1664 en pression) mais bon, il y a pire quand même. En tout cas j'ai été étonné qu'il y ait pas mal de monde présent et pas que des metalleux contrairement à ce qu'on pourrait penser, on était même en minorité. Quand on est arrivé, c'est Yacine, un autre comique du "Jamel Comedy Club", qui était sur scène mais c'était la toute fin de sa prestation donc je ne pourrais pas vraiment en parler.

C'est dans la pénombre et sous le morceau "Progenies of the Great Apocalypse" de Dimmu Borgir que Dédo arrive sur scène en passant au milieu des tables. Il demande d'ailleurs si quelqu'un a reconnu le groupe de la musique d'intro et bien-sûr, j'ai répondu (et oui, un vrai metalleux, y a rien à faire). Du coup il a demandé au serveur de me filer une bière gratuite mais bon, ce dernier m'a un peu oublié et comme je ne suis pas du genre à réclamer... J'avais un peu peur que Dédo nous sorte les même gags que lors de ses passages au "Jamel Comedy Club" et que donc du coup, ça serait moins marrant vu que j'ai du regarder les séquences en question des dizaines de fois. Heureusement, Dédo était bien conscient que tous les gens présents dans la salle étaient dans le même cas et il nous a sorti essentiellement des blagues inédites. Alors il faut expliquer une chose : c'est du vrai stand-up donc il n'y a aucune ligne directrice, pas de mise en scène, ni vraiment de sketchs à proprement parlé. En fait, le comédien est sur scène et nous raconte sans interruption des trucs pendant une heure dans un style qui nous donne l'impression que c'est improvisé. Donc forcément, il y a plein d'idées qui sont balancées et certains trucs marchent et d'autres moins. Mais j'avoue que je me suis marré très souvent et ça fait bien plaisir de voir enfin un comique metalleux sur scène qui permet peut-être de tordre le cou à certaines idées reçues.... ou pas d'ailleurs! On a eu le droit à un petit intermède musical mais pas la chanson "Pour une vie plus douce" (avec le fameux refrain "Tue tes parents") mais une chanson du nom de "C'est pas si grave" tout aussi hilarante! Bref, on ne peut pas vraiment résumer un spectacle de stand-up, toujours est-il que j'ai vraiment bien apprécié l'expérience et en plus, en sortant de scène, Dédo est venu vers moi pour me faire un geste de sympathie donc c'était bien cool!

J'y connais toujours rien mais je retournerais bien voir d'autres comiques dans ce théâtre au cadre donc inhabituel et néanmoins bien plaisant.


"Le dieu du carnage"

Théâtre 2/4

J'y connais rien en théologie mais Jeudi soir je suis allé au Théâtre Antoine à Paris voir la pièce "Le dieu du carnage", écrite et mise en scène par Yasmina Reza avec entre autre Isabelle Huppert parmi les comédiens. L'histoire est celle de Véronique et Michel, un couple qui a convié chez lui un autre couple, Annette et Alain car le fils de ces derniers, Ferdinand, a frappé au visage leur fils Bruno dans un square, lui cassant deux dents au passage. Le but de la rencontre, organisée par Véronique (interprétée par Isabelle Huppert), la mère de la "victime", est de régler cette affaire de manière adulte et courtoise. Cette entrevue qui commençait très bien entre gens a priori de bonne volonté et qui devait ne durer que quelques instants va rapidement partir en vrille et s'éterniser pour aboutir à une véritable hystérie collective! Il faut dire qu'à part Véronique, personne n'a envie d'être là : son mari n'est présent que pour faire bonne figure et fait tout pour retenir son côté caractériel; Alain, le père du "bourreau", avocat de son état, est bien plus préoccupé par une affaire avec un de ses clients, une entreprise pharmaceutique peu scrupuleuse qui a mis en vente un produit aux effets secondaires gênants, qu'il tente de régler vissé à son téléphone portable; la femme de ce dernier fait bonne figure également mais va très vite être exaspérée qu'on mette en cause son éducation et va prendre violemment la défense de son enfant... Le masque de l'hypocrisie va donc se fissurer et éclater, les langues vont se délier et les dialogues et les situations rocambolesques vont s'enchaîner.

Ok, ça fait court comme résumé mais il n'y a pas vraiment à en dire plus car, contrairement à ce que le titre pourrait faire croire, on a là une bonne grosse comédie reposant essentiellement sur du comique de situation. Il n'y a d'ailleurs rien de bien original à ce niveau, on passe un bon moment et on rit souvent mais voilà tout en fait. C'était surtout une occasion de voir Isabelle Huppert sur scène dans une comédie plutôt légèrement cynique mais je pense qu'on l'a connu dans de meilleurs rôles. Par contre, le décor était très sobre mais assez original puisque l'on était dans un salon représenté en gros par un canapé et une table basse mais le mur du fond était un vieux mur fissuré avec des débris par terre, ce qui faisait un contraste assez étonnant.

J'y connais toujours rien mais j'ai bien fait d'attendre que les prix soient enfin bradés pour cette pièce, c'était sympa mais je m'attendais tout de même à mieux avec un tel "casting".


30 avril 2008

"L'antichambre"

Théâtre 3/4

J'y connais rien au siècle des Lumières mais je suis allé voir la pièce "L'antichambre" de Jean-Claude Brisville qui se jouait au Théâtre Hébertot à Paris. La pièce est une fiction contemporaine mais écrite à partir de faits historiques et de personnages qui ont réellement existé au XVIIIe siècle et avec en plus un texte dans un français d'époque. L'histoire se passe dans un temps où le pouvoir ne se tient plus à Versailles mais dans les salons, ces lieux mondains où se réunissent des intellectuels tels que des philosophes pour discuter et échanger leurs idées. Un de ces salons est tenu par Madame de Deffand, une vieille marquise à la grande intelligence et à l'humour cynique, qui est revenue à Paris après un long séjour en province chez son frère Gaspard de chez qui elle a ramené la fille illégitime dans ses bagages, la (en apparence) douce et naïve Julie de Lespinasse. Ce n'est pas par bonté qu'elle accueille ainsi sa nièce chez elle (et qu'elle évite à cette dernière d'être enfermée au couvent) mais uniquement parce que sa vue baisse terriblement et qu'elle a besoin d'une lectrice, notamment pour lui lire les lettres que lui envoie Voltaire. En plus, si cela peut lui apporter l'admiration de ses hôtes pour sa grandeur d'âme, c'est tout benef! Il faut dire que Madame de Deffand n'est pas très portée sur les sentiments et elle n'a réellement un peu d'affection qu'en la personne du président Hénault, ancien conseiller au Parlement de Paris, un petit peu gâteux sur les bords et dur de la feuille mais néanmoins spirituel. Sauf qu'au fur et à mesure du temps, les "amis" de la marquise, dont elle peut faire ou défaire la réputation à sa guise, tels que d'Alembert, Turgot, Diderot (même si on ne peut pas vraiment parler d'ami tellement elle trouve ce dernier sale et grossier), etc... vont n'avoir d'yeux que pour cette Julie, qui va se révéler bien plus ambitieuse qu'il n'y paraissait au départ, et se détourner de Madame de Deffand qui ne deviendra plus qu'un faire-valoir. La chambre de bonne de Julie va devenir pour ainsi dire l'antichambre du salon de Madame de Deffand où tout le monde préfère se réunir. A la fin de la pièce, Julie de Lespinasse sera congédiée par sa tante et ouvrira son propre salon dont on dit qu'il fut quelque part le "laboratoire" de la célèbre Encyclopédie de Diderot et d'Alembert.

Je ne veux pas jouer au vieux critique bobo qui lève le petit doigt en s'exclamant "oh mes amis mais le texte, quel texte! C'est fin, c'est très fin, ça s'écoute sans fin! Quel régaaaaal!" mais franchement, les dialogues étaient vraiment très bien écrit, on dirait vraiment que la pièce a été créée au XVIIIe siècle alors que, comme je le disais, c'est une pièce contemporaine. Du coup, il fallait un peu s'accrocher au début mais on est très vite porté par l'histoire et il y a énormément de répliques très spirituelles qui sont assez jubilatoires et souvent très drôles même si l'histoire vire vers le drame. Les comédiens sont en plus tous excellents, à commencer par Danièle Lebrun qui interprète Madame de Deffand, vraiment impeccable! Pour ce qui est des décors, ils étaient relativement sobres mais réussis et retranscrivaient bien l'ambiance mondaine du XVIIIe siècle, de même que les costumes. Petit détail : ça sentait aussi la cire, ce qui rajoutait une autre touche d'authenticité. Bref, ça faisait bien plaisir de voir une pièce contemporaine de qualité où on ne s'emmerde pas pour autant.

J'y connais toujours rien mais voila une très bonne pièce que je recommande tout à fait. En plus, j'étais super bien placé en plein milieu au troisième rang (et pour pas cher, merci billetreduc!). Il y a juste qu'il y avait deux vieilles pouffiasses derrière moi qui sont arrivées en râlant "gniagniagnia, les sièges sont trop étroits, gniagniagnia et ça sent mauvais..." et qui chuchotaient tout le long de la pièce. On devrait légaliser le baffage de vieilles quand-même!


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