05 décembre 2008
"Le pacte"

J'y connais rien à l'élaboration des contrats mais je suis allé au Théâtre Clavel à Paris mardi soir pour voir la pièce "Le pacte" de et avec Caroline Gaudfrin qui a en fait adapté la pièce "Dark of the moon" de Howard Richardson et William Berney. "Le pacte" est une sorte de conte de fées assez sombre qui raconte l'histoire de John, une "sorcière" sous les traits d'un homme-oiseau qui vit dans les montagnes Appalaches et qui a aimé une nuit une jeune humaine plutôt frivole du nom de Barbara Allen (jouée par Caroline Gaudfrin) qui porte désormais son enfant. Il demande à une sorte de sorcier en chef de le transformer en humain pour pouvoir vivre son idylle avec Barbara mais ce dernier refuse. Il se tourne alors vers une autre sorte de sorcière en chef, mi-femme mi-hibou, qui accepte sa demande à certaines conditions : John doit se marier avec Barbara mais ne doit jamais rentrer dans une église. De plus, Barbara doit lui être fidèle toute l'année suivant leur mariage sans quoi John redeviendra une sorcière et ne pourra plus vivre son histoire d'amour. Mais deux autres sorcières-oiseaux qui veulent garder John pour elles sont bien décidées à faire casser ce "pacte". Au village de Barbara, autant la mère de la jeune fille est heureuse que ce mystérieux inconnu veuille l'épouser sachant qu'aucun autre homme du village ne voulait le faire, Barbara étant aussi belle qu'elle n'est pas fiable en amour (la rumeur persistante comme quoi elle est enceinte n'arrangeant pas les choses), autant son père et les autres membres du village ne voient pas trop d'un bon oeil cette union avec cet homme étrange que personne n'avait vu auparavant. Et quand, après le mariage, Barbara accouche d'une créature ressemblant à un oiseau, le village fera tout pour briser eux aussi le pacte dont ils ont appris l'existence...
Voilà un conte de fées à ne pas réserver aux enfants. Même s'il y a le côté fantasmagorique et les scènes légères propres aux contes de fées avec même des moments amusants, l'ambiance générale est assez sombre et il y a une scène plutôt dure vers la fin. J'ai en tout cas pas mal apprécié l'atmosphère et l'originalité de cette pièce. Déjà les lumières et les effets sonores servaient bien cette ambiance. D'ailleurs, quand on rentre dans la salle de théâtre on est accueilli par une musique un peu inquiétante et de la brume avec des éléments de décor déjà disposés sur scène qui semblent recouverts de draps pour se rendre compte quelques minutes après, quand la pièce commence, que c'était certains des comédiens qui étaient déjà sur scène depuis un quart d'heure! Les acteurs jouaient quasiment tous plusieurs rôles et la plupart étaient plutôt convainquant comme celui qui joue l'inquiétant pasteur Haggler ou bien celui qui joue le père de Barbara. Pour le reste, les costumes et les décors, c'était fait avec les moyens du bord mais tout de même convainquant également.
J'y connais toujours rien mais voilà donc une pièce originale qui ne s'apprécie peut-être pas d'emblée mais plutôt au fur et à mesure de son dénouement si on se laisse toutefois porter par la sombre féerie.
04 décembre 2008
"Public or not public"

J'y connais rien à l'histoire du théâtre mais la semaine dernière je suis allé au Théâtre le Ranelagh à Paris pour voir le spectacle "Public or not public" de Carlo Boso joué par la Quadrilla, une bande de 4 jeunes comédiens qui vient tout droit de la troupe du Théâtre de l'Esquisse. Je parle plutôt de spectacle et non vraiment de pièce à proprement parler puisque la Quadrilla nous propose, de façon ludique et complètement loufoque, de revisiter avec nous l'histoire du théâtre et surtout, comme son nom l'indique, la place du public dans cet art. La bande nous fera passer de la préhistoire jusqu'au théâtre contemporain en passant par quasiment toutes les époques et tous les genres, que ce soient les jeux du Cirque, la Comedia Del'Arte, la tragédie shakespearienne ou même le théâtre japonais!
J'avoue qu'au tout début j'ai eu un peu peur car j'avais plus l'impression d'assister à un show à sketchs de 4 comiques qu'à une pièce de théâtre et je craignais de ne pas du tout accrocher à leur humour comme cela m'était arrivé malheureusement pour le spectacle de Dau et Catella en juin dernier, il faut dire que je ne suis pas fan des comiques sur scène. En plus, ils ne se contentaient pas de parler du public dans leur spectacle, ils venaient chercher des gens pour les faire monter sur scène et c'est vrai que je n'aime pas du tout ça non plus a priori! Cependant, j'ai été très rapidement pris au jeu (heureusement ils ne m'ont pas repéré et je ne suis pas monté sur scène!) et il faut avouer que le spectacle est très ludique, on apprend vraiment pas mal de choses sous couvert d'un humour parfois potache! Mais en fait, au fur et à mesure de la pièce, on se rend compte que c'est un véritable cri d'amour pour le théâtre, les comédiens jouant parfois des vraies scènes de vraies pièces tout à fait sérieuses comme "Cyrano de Bergerac" d'Edmond Rostand, "Des souris et des hommes" de John Steinbeck, "Hamlet" de William Shakespeare et j'en passe! Ils ont même abordé l'opéra en jouant une scène de "Carmen" (un moment assez dantesque avec une participation active de gens du public sur scène)! Pour illustrer la Comedia Del'Arte, qui est du théâtre improvisé, ils nous ont demandé de leur donner des mots sur lesquels faire une improvisation et s'en sont bien sorti. C'était franchement très diversifié et ils prenaient le soin de nous expliquer chaque époque abordée mais de façon toujours drôle, jamais didactique, il faut dire qu'il n'y avait pas de temps mort et toujours un gag glissé ça et là. Ce qui était amusant c'est que dès le début ils ont désigné une jeune fille dans le public qu'ils nommeraient "Virginia" et le gag récurrent c'était de venir chercher régulièrement la jeune fille pour qu'elle vienne jouer des scènes avec eux. La Virginia du soir a en tout cas bien joué le jeu et les comédiens au moment des salutations à la fin lui ont tous offert une rose, si ce n'est pas mignon!
Bref, j'y connais toujours rien mais j'ai passé vraiment un bon moment! Cependant, il vaut mieux venir entre amis, c'est plus facile de se lâcher ainsi surtout si on est timide vu que comme je le disais, le public est largement mis à contribution. D'ailleurs, celui de ce soir-là était assez timide justement (moi en premier hein!) donc ça manquait un peu de folie par moment mais tout le monde semble avoir passé une très bonne soirée tout de même parce que "public or not public?"... "public" évidemment!
03 décembre 2008
"Belle(s) famille(s)"

J'y connais rien au mariage mais, il y a 8 jours, je suis allé voir la pièce "Belle(s) famille(s)" de et avec Alain Cauchi. Cela se passait à la Comédie Bastille où j'avais vu l'excellentissime "Chacun sa croix!", en mai dernier, qui reste une des meilleures pièces que j'ai vu cette année! "Belle(s) famille(s)" raconte l'histoire de Toni qui a quitté son cocon familial de Marseille pour tenter sa chance en tant que photographe à Paris où il rencontre Mathilde avec qui il s'installe dans une maison en campagne. Nos deux tourtereaux veulent se marier et ils décident donc d'inviter chez eux leurs parents respectifs, qui ne se sont jamais rencontrés auparavant, pour leur annoncer la nouvelle. Toni et Mathilde ont eu tous les deux un parcours assez chaotique, l'un devant arrondir ses fins de mois en tant que décorateur et ayant eu une relation échangiste avec une femme plus âgée que lui et l'autre étant une ancienne toxicomane qui s'est mise à l'écriture et qui a déjà rédigée le manuscrit d'un roman s'inspirant de sa vie personnelle. Leurs rapports avec leurs parents sont assez compliqués également, Mathilde étant issu d'une famille bourgeoise et n'ayant pas vu sa mère depuis 2 ans et se faisant ignorer par son frère et sa soeur. Quant à Toni, il est lui issu d'une famille modeste, son père (interprété par Alain Cauchi lui-même) travaillant dans une décharge à Marseille, et il a été quelque peu étouffé par l'amour un poil envahissant des siens. La pièce commence d'ailleurs alors que seul le père de Toni vient d'arriver et s'est cloîtré dans la chambre à l'étage pour lire le fameux manuscrit de Mathilde. Il est venu seul car il s'est embrouillé avec sa femme qui l'a viré de la maison pour une obscure histoire de trafic de cuivre dont l'argent servait en fait à payer les études de Toni. Le père de Toni est un gentil gars débonnaire aussi sympathique - d'autant plus avec son accent chantant que Toni a lui par contre perdu - que maladroit avec les rapports humains. Quant à sa femme, qui viendra après puisqu'elle n'a pas voulu faire le voyage avec lui, c'est un petit bout de femme bien vivace à l'amour un peu trop débordant pour son fils. Pour ce qui est des parents de Mathilde, il y a le père médecin calme et plein d'amour et de compassion pour sa fille et la mère, caricature de la bourgeoise un peu coincée et hautaine, qui n'a pas su gérer ses rapports avec sa fille. Mais comment annoncer son intention de se marier à des parents dont le propre couple est sur le déclin et qui sont d'un monde si différent?
J'ai trouvé cette pièce vraiment sympathique grâce notamment aux acteurs qui jouent les parents et qui sont tous impeccables! Surtout les rôles des pères en fait, les acteurs jouent de façon vraiment authentique! Les mères sont plus caricaturales mais la prestation des actrices est néanmoins excellente et on retrouvera certainement tous un peu de nos mamans en elles. Les jeunes acteurs sont un peu plus discrets par rapport à leurs collègues plus expérimentés mais il faut dire que leur rôle se retrouve en fait en second plan au fur et à mesure de l'histoire. Pour la pièce en elle-même on pourrait parler de comédie psychologique qui tourne assez vite à la thérapie familiale avec de nombreux moments drôles néanmoins. C'est d'ailleurs le seul reproche que j'aurais à faire à la pièce, au bout d'un moment elle tourne un peu en rond et elle aurait pu être un peu écourtée. Mais sinon, la pièce ne tombe quasiment jamais dans la grosse farce improbable, elle sonne même plutôt juste, et on sort de là avec le sourire! Un petit mot sur le décor qui était très bien fichu : on se serait vraiment cru au rez-de-chaussée d'une maison de campagne, même la lumière venant de l'extérieur était bien retranscrite.
J'y connais toujours rien mais ça faisait bien plaisir de retrouver le très confortable théâtre de la Comédie Bastille d'autant plus que je n'ai jamais été aussi bien placé au théâtre : au deuxième rang pile en face de la scène, sachant que le premier rang était vide! Et si les comédies qui se jouent là-bas restent de cette qualité, je risque d'y revenir assez souvent.
21 novembre 2008
"Inconnu à cette adresse"

J'y connais rien au genre épistolaire mais je suis allé voir la pièce "Inconnu à cette adresse" adaptée du roman du même nom écrit en 1938 par Kathrine Kressmann Taylor et qui se jouait au Théâtre Noir du Lucernaire à Paris. Cela commence avec deux hommes qui entrent sur scène en riant et en s'étreignant accompagnés d'un violoncelliste qui joue une musique enjouée. Puis le violoncelliste s'en va et les deux hommes restant se séparent et vont chacun à une extrémité de la scène où se trouve un fauteuil et une lampe. Le premier homme, qui se nomme Max Eisenstein, s'adresse alors à l'autre homme, appelé Martin Schulse, ce dernier l'écoutant sans prononcer un mot, ne faisant que sourire et acquiescer silencieusement à ses propos. On comprend vite qu'en fait les deux hommes s'échangent des courriers car ils sont séparés dans l'espace représenté par ces deux fauteuils, c'est pour cela que quand l'un parle, c'est-à-dire écrit une lettre, l'autre est silencieux et écoute, c'est-à-dire qu'il lit la lettre. Bref, Max est Martin sont tous les deux allemands et ont une affaire ensemble, la galerie Schulse-Eisenstein qui fait du commerce de tableaux d'art et qui se tient à San Francisco où s'est installé Max pendant que Martin, lui, est resté en Allemagne. Au début (l'échange débute en 1932), les lettres sont banales, des lettres d'amis chers qui prennent des nouvelles l'un de l'autre, qui se parlent de choses légères ou très personnelles et qui traitent évidemment d'affaires. On apprend que Martin a eu une liaison avec la soeur de Max, Griselle, alors qu'il est marié mais tout cela s'est terminé non sans douleur. Puis ils en viennent rapidement à la politique, Max, qui est juif, s'inquiétant de la montée d'un certain Adolf Hitler dont il entend des choses peu reluisantes. Quant à Martin, il est également méfiant au sujet d'Hitler, sans y être hostile. Il apprécie les qualités d'orateur de l'homme mais s'interroge tout de même sur le fanatisme de ce dernier. Cependant, les doutes de Martin vont s'estomper et il va finir par adhérer totalement aux idées du nouveau chancelier élu, allant jusqu'à sommer Max de cesser de lui écrire directement chez lui car il est mal vu de correspondre avec un juif et lui demandant de lui envoyer juste à sa banque les traites correspondant à leur affaire commune et s'il a quelque chose à lui dire, d'écrire un mot derrière ces traites. Même si leur amitié est désormais rompue, Max continue à écrire à Martin par le biais des courriers destinés à la banque car sa soeur, l'imprudente Griselle, qui est devenue comédienne, est partie jouer une pièce en Allemagne et les lettres qu'il lui envoie lui reviennent maintenant avec la mention "inconnu à cette adresse". Max est donc fou d'inquiétude et demande à Martin d'enquêter au nom de leur ancienne amitié et de l'amour qu'il a porté à Griselle. D'abord sans réponse à ses nombreuses requêtes, Max reçoit finalement une lettre de Martin qui lui annonce que Griselle a voulue venir se réfugier chez lui mais qu'il n'a pas voulu la faire rentrer pour ne pas avoir d'ennuis avec les autorités et qu'elle s'est faite rattrapée et exécutée par les SA qui la poursuivaient. Max, fou de douleur, prépare alors une vengeance à distance qui va s'avérer très performante...
J'avoue que je suis sorti bien mitigé de cette pièce. Pourtant le propos est vraiment poignant, la mise en scène originale et le dénouement particulièrement efficace mais je n'ai pas mais alors pas du tout été convaincu par l'acteur qui jouait Max! J'y connais rien au jeu d'acteur et ma critique vaut ce qu'elle vaut mais j'ai trouvé qu'il jouait le personnage de façon vraiment niaise comme s'il faisait une parodie... de Stéphane Bern! Si ce n'était que pour le début où le propos des lettres est enjoué, ça passerait, même si ça faisait un peu vieux garçon gniangnian, mais le problème c'est que je ne devais pas le regarder au moment où il apprend la mort de sa soeur, qui est pourtant un moment très dur dans la pièce, sous peine d'éclater de rire à cause de la mimique complètement surjouée qu'il composait! L'autre acteur, malgré qu'il postillonnait encore pire que Fabrice Luchini, jouait lui par contre plutôt bien et sa transformation d'ami fidèle et bienveillant en apôtre de l'idéologie nazie était très convaincante! Je n'ai vraiment pas l'habitude de faire des critiques aussi dures mais vraiment, le jeu d'acteur m'a un peu gâché la pièce qui aurait pu être excellente. Mais bon, encore une fois il y avait de très bonnes choses dans cette pièce comme l'utilisation du violoncelliste qui était plutôt bien trouvée car il ne se contentait pas de jouer des musiques d'ambiance de temps à autre mais il pouvait faire aussi avec son violon des sons comme le bruit d'un télégraphe ou le sifflement d'un train.
J'y connais toujours rien et j'aurais aimé dire plus de bien au sujet de cette pièce dont le dénouement vaut objectivement le coup mais peut-être que vous ne partagerez pas mon avis un peu expéditif sur un des acteurs.
"Brassens, Brel, Ferré ou l'Interview"

J'y connais rien au journalisme mais, mardi soir, je suis allé au théâtre Le Funambule Montmartre à Paris pour voir la pièce "Brassens, Brel, Ferré ou l'interview" . Comme son nom l'indique, c'est une pièce qui a été écrite à partir de la fameuse interview qu'ont donné à la même table Georges Brassens, Léo Ferré et Jacques Brel le 6 janvier 1969 pour retranscription et publication dans le numéro de février du journal Rock & Folk, une des photos de cette interview est d'ailleurs devenue très célèbre. Enfin quand je dis que la pièce a été écrite "à partir de" cette interview, d'après la retranscription de cette dernière et des quelques extraits audio provenant de l'enregistrement original de François-René Cristiani, le journaliste qui a mené l'interview, on peut dire que c'est plutôt une retranscription exacte mot pour mot, en un peu plus condensé, de l'interview en question! Cela commence d'ailleurs, après la chanson "Les copains d'abord" de Georges Brassens, sur un extrait audio authentique du début de cette interview puis les acteurs prennent le relais. Les 3 chanteurs et le journaliste sont assis autour d'une table ronde avec des micros devant eux, comme sur les photos, et le soucis du détail va jusqu'à mettre, entre autre, les mêmes bouteilles d'alcool (de la Duvel pour Brel par exemple) sur la table. Il manquait juste un décor de salon autour de cette table pour se sentir comme sur la fameuse photo. Mais cela n'empêchait pas d'être rapidement dans l'ambiance comme si on assistait à l'enregistrement d'une interview à une radio, l'aspect convivial du théâtre avec des chaises à la place des traditionnels sièges et les volutes de tabac qui emplissaient l'air (et à moins que j'ai rêvé, ça ne sentait vraiment pas que le tabac d'ailleurs!) renforçant cette impression. Les comédiens ressemblaient beaucoup aux individus qu'ils jouaient sans être leurs sosies parfaits non plus. En tout cas en les écoutant on avait vraiment l'impression d'être en face des vrais! Ils jouaient vraiment juste et authentique, retranscrivant très bien les personnalités et les mimiques de chacun mais retranscrivant également bien les silences qui ont eu lieu durant l'interview. En tout cas, on sort du théâtre persuadé que l'interview s'est déroulée de cette façon et pas d'une autre! Pour ce qui est de l'interview proprement dite, je connaissais la photo mais absolument pas les propos qui avaient pu être échangés. Je ne suis pas spécialement fan de chanson française et donc des artistes en question mais tout cela était très intéressant, voire d'actualité, avec des moments très drôles et touchants. Sinon, on a le droit à un extrait d'une chanson de chacun de ces artistes qui entrecoupent l'interview comme si on était à la radio.
Bref, j'y connais toujours rien mais on ne voit absolument pas passer l'heure et demie de spectacle et on est même déçu que cela se finisse si "vite". Je ne sais pas si ceux qui connaissent par coeur cette interview et qui préfèrent imaginer eux-même comment cela s'est déroulé trouveront un intérêt à cette pièce mais pour les profanes comme moi c'était très instructif! On peut même discuter avec les comédiens au bar à la fin de la pièce mais je ne suis personnellement pas resté, je n'ai pas grand chose à dire à part "j'aime beaucoup ce que vous faites" de toute façon!