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Les notes de la catégorie "Théâtre"

19 août 2008

"Dau et Catella et non pas le contraire"

Théâtre 1/4

J'y connais rien à la ponctualité et j'imagine bien le désarroi dans lequel j'ai mis mes innombrables lecteurs pendant ces 2 mois qui ont dû leur sembler interminables mais bon, malgré mon approche de la perfection, je ne suis qu'un être humain après tout et la grosse période des festivals de l'été, les vacances loin de la maison et puis la flemme, faut quand-même pas la cacher, ont conduit à ce déplorable abandon du meilleur blog de la blogosphère ainsi qu'au gâchis des vacances de certains, croyez bien que j'en suis sincèrement désolé... Mais tout ceci n'est plus qu'un horrible souvenir, me voilà de retour! Il y a donc 2 mois jour pour jour, le 19 juin, je suis allé voir une pièce au Vingtième Théâtre à Paris du nom de "Dau et Catella et non pas le contraire" qui est une pièce que j'aurais d'ailleurs dû voir encore bien avant, au début du mois de mai, or je n'avais jamais réussi à atteindre la salle en question, me perdant lamentablement dans les rues de Paris, ce qui m'avait amené dès le lendemain, pour ceux qui suivent mes histoires passionnantes, à m'acheter un GPS qui ne m'empêchera pas de me reperdre tout aussi lamentablement deux semaines plus tard et de louper une première fois la pièce "La maison du lac".

Alors pourquoi je raconte tout ça? Et bien pour meubler un peu en fait parce qu'il faut dire que 2 mois... ça fait long tout de même, surtout sachant que j'ai une mémoire de poisson rouge et que du coup, je ne sais plus trop comment raconter la pièce qui nous intéresse (ou pas) ici. Enfin essayons, parce que le public mise tous ses espoirs sur moi et qu'il ne faut jamais décevoir le public. Donc, Jaq Dau et Jean-Marc Catella sont deux comédiens qui se sont réunis pour proposer une pièce qui joue totalement sur la loufoquerie et le non-sens. Je tiens à préciser que j'aime beaucoup l'humour qui joue à fond la carte du non-sens mais autant le dire tout de suite, j'ai trouvé qu'ici c'était complètement raté! Non pas que c'était mauvais mais... j'ai trouvé ça mal foutu et drôle à aucun moment. Pourtant sur le papier il y avait de quoi faire quelque chose d'hilarant : deux comédiens qui jouent une pièce, l'un suivant scrupuleusement le texte et respectant "la convention" et l'autre perturbateur sans le vouloir, jouant par exemple le texte de l'ancien spectacle ou encore arrivant au mauvais moment dans la pièce, etc... Sauf que ça aurait été drôle s'il y avait eu une vraie "pièce dans la pièce" que les comédiens auraient gentiment massacré mais au lieu de ça, la base était elle-même décousue (sans compter qu'il y avait un flot quasi-continu de jeux de mots que j'ai trouvé complètement loupés du début à la fin). Même si la réflexion sur la sacro-sainte "convention" que doivent respecter les comédiens n'était pas inintéressante, pour le reste je me suis ennuyé ferme. Peut-être étaient-ce mes Converse que j'avais acheté le jour même qui me faisaient trop mal aux pieds ou l'espèce de folle dans le public qui se levait toutes les 2 minutes pour aller d'un fauteuil libre à l'autre et pour faire des aller-retours aux toilettes, émettant également des rires gras et des bruits bizarres, qui ont fait que je n'étais pas en condition pour apprécier la pièce mais bon, pour la première fois depuis que je vais au théâtre dans le cadre de mon opération "je suis un no-life, sortez-moi d'là!", j'ai eu l'impression de perdre ma soirée. Sinon, en parlant de fauteuils libres : il y en avait un tas ce jour là, la salle était quasiment vide et les comédiens s'en sont d'ailleurs amusés (mais de façon un peu jaune il faut l'avouer) en s'écriant par exemple, quand l'autre folle a traversé la salle devant eux pour sortir aux toilettes, "restez! Déjà qu'il n'y a pas grand monde!". Bref, c'était quand-même la défaite, moi qui voulait faire un effort culturel avant de partir le lendemain au Hellfest me bousiller les tympans et les neurones, j'avoue que c'est une des raisons de mon long silence bloguesque qui a suivi.

J'y connais toujours rien mais je tiens à rassurer mon public : mes Converse ne me font plus mal aux pieds!


13 juin 2008

"Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée"

Théâtre 3/4

J'y connais rien à Alfred de Musset mais hier soir je suis allé voir une pièce de l'auteur intitulée "Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée" et interprétée par un jeune couple d'acteurs au théâtre Essaîon à Paris. Ce théâtre est vraiment sympathique car on a l'impression d'être dans une cave et cela donne un cachet particulier. La mise en scène de la pièce était elle aussi particulière puisqu'"Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée" se trouvait être ici une pièce... dans une autre pièce! Je m'explique : nous sommes dans le grenier de la maison d'Alfred de Musset où montent Léonie, sa domestique, et Edouard, le nouveau cocher. Ils recherchent les harnais des chevaux de la voiture de leur maître. Il faut dire que nous sommes vers la fin de la vie de l'auteur qui connait alors des soucis d'argent et est déjà en proie à l'alcoolisme. Du coup, on ne peut pas dire que sa voiture soit beaucoup sortie ces derniers temps et que "ces satanés harnais" aient été beaucoup utilisés. Bref, le sol du grenier est jonché de manuscrits d'Alfred de Musset, des feuilles sont répandues un peu partout. Il se trouve qu'Edouard le cocher est un fan de l'auteur dont il dévore les oeuvres lorsqu'il doit attendre ses maîtres et Léonie a également beaucoup d'admiration pour de Musset. Ils ne résistent donc pas au plaisir de lire quelques uns des textes présents dans ce grenier jusqu'aux correspondances enflammées d'Alfred de Musset avec George Sand dont la fameuse lettre de cette dernière où il faut lire une ligne sur deux pour voir apparaître une belle déclaration cochonne! Edouard et Léonie se lancent ensuite dans une sorte de petit concours où ils récitent les textes d'Alfred de Musset qu'ils connaissent par coeur et décident alors de s'amuser à jouer dans ce grenier une de leur pièce favorite de l'auteur : "Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée". Celle-ci raconte une histoire assez simple : une marquise reçoit chez elle la visite de son voisin qui est amoureux d'elle et qui fatalement commence à lui faire la cour. Mais la marquise est fatiguée de toutes les simagrées et les compliments futiles que font les hommes pour séduire les femmes. S'en suivra alors une guerre des mots entre nos deux protagonistes, l'un pour prouver la sincérité de ses sentiments, l'autre pour se moquer de ce qu'elle considère comme des faux-semblants. J'ai trouvé le texte plutôt bon et l'interprétation des deux comédiens était très convainquante, que ce soit dans leur rôle dans la "sous-pièce" que dans la pièce d'Alfred de Musset. D'ailleurs il est à noter que le texte qui précède ce "Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée" a été écrit par la comédienne de la pièce, Isabelle Andréani.

J'y connais toujours rien mais voila une excellente façon de découvrir ou redécouvrir Alfred de Musset dans un cadre sympathique et avec un joli duo d'acteurs.


"L'empiafée"

Théâtre 3/4

J'y connais rien à Edith Piaf mais mardi soir je suis allé au Palais des Glaces à Paris voir "L'empiafée" de Rémy Caccia. Ça me faisait plaisir de retrouver cette sympathique salle qu'est le Palais des Glaces et dans laquelle je n'avais pas mis les pieds depuis le 31 décembre 2001 pour être précis, à l'époque pour le premier spectacle de Titoff... oui je sais! Mais le pire c'est que j'avais bien aimé et en plus, dans le public, il y avait Dominique Farrugia, alors metteur en scène de Titoff, qui se marrait comme un bossu (comme d'hab) donc de bien bons souvenirs! Bref, "L'empiafée" débute avec un pianiste tout en queue-de-pie, seul sur scène, qui entame "L'hymne à l'amour" d'Edith Piaf avec un micro devant la scène configuré visiblement pour quelqu'un de très petite taille. C'est alors que déboule du fond de la salle une furie habillée façon livreuse de pizzas avec un casque de scooter sur la tête et un imperméable jaune avec écrit derrière "S.O.S. chanteuse". Elle est ici car Edith Piaf... est coincée dans les embouteillages! Donc elle a été envoyée par sa société histoire de dépanner mais juste pour quelques chansons vu qu'ensuite, elle doit filer au bal des pompiers pour remplacer Dave. Sauf que finalement, la soirée de remplacement d'Edith Piaf va s'éterniser car entre-temps, quelqu'un a volé le scooter de notre énergumène.

J'avais un peu peur que le spectacle soit un enchaînement de chansons d'Edith Piaf, chantées de façon conforme, avec quelques sketchs entre chaque. Même si évidemment c'était un peu le cas pour ce qui est des sketchs, on ne peut pas dire que pour les chansons on avait là de l'imitation vocale, bien au contraire! Je ne suis vraiment pas fan des chansons d'Edith Piaf, que je trouve le plus souvent déprimantes, sauf que la comédienne/chanteuse Christelle Chollet nous propose des versions des tubes d'Edith Piaf à son image : drôles et dynamiques! On a le droit autant à des versions à la Claude François qu'à des versions rap, mettant pour le coup à rude épreuve son pianiste Jean-Louis (Beydon) à qui elle demande d'ailleurs très vite de changer son costume ringard qu'il troquera pour un T-Shirt du footballer Ronaldo. En plus, il y a une part d'improvisation dans ce spectacle puisque Christelle Chollet joue avec son public en n'hésitant pas à faire monter des gens sur scène ou, par exemple, à courir dans la salle pour nous inciter à taper dans nos mains pour faire le "beat" lors de son interprétation rap. Ce qui ne gâche rien, c'est que le pianiste est vraiment excellent et a son rôle à part entière, il n'est pas là juste pour jouer derrière son piano. Et cette pièce n'était pas non plus qu'un vulgaire enchaînement de chansons d'Edith Piaf puisqu'il y avait un véritable spectacle derrière avec de nombreux sketchs assez drôles qui amenaient de façon fluide chaque chanson. Sans compter que nous avons eu le droit aussi à une imitation très marrante de Mireille Mathieu. Sinon, au bout d'un moment, Christelle Chollet va chercher au hasard un gars du public complètement stressé pour le faire monter sur scène et lui faire taper sur un djembé, le pauvre était complètement paniqué, j'avais mal pour lui! Et en fait il s'est avéré que c'était un comédien, le fils du pianiste d'ailleurs, et je n'ai vraiment rien vu venir, il était très convainquant! Le public en tout cas était ravi et à la fin toute la salle a réservée une standing ovation à la comédienne qui était visiblement émue, séchant quelques larmes.

J'y connais toujours rien mais voilà donc un spectacle très sympathique et énergique que je recommande chaudement même à ceux à qui sont réticents aux chansons d'Edith Piaf, peut-être même que cette pièce réhabilitera l'artiste dans leur esprit.


04 juin 2008

"Jupe obligatoire"

Théâtre 3/4

J'y connais rien aux algorithmes d'indexation mais c'est sûr qu'après la mise en ligne de cette note je vais avoir le droit à la visite des pervers du net qui veulent mater des vidéos de filles qui se font des bisous (je n'aurais d'ailleurs peut-être pas dû écrire cette phrase). Je suis donc allé voir "Jupe obligatoire", une pièce de Nathalie Vierne qui se jouait de nouveau au Théâtre du Gymnase, toujours dans la petite salle annexe où j'étais venu voir "Mon alter Hugo" deux jours avant mais sans le bordel autour du théâtre cette fois-ci. J'ai découvert que jouait dans la pièce Jean-François Gallotte, un nom qui ne vous dira peut-être rien écrit comme ça mais en tout cas un acteur qui a une tronche bien identifiable et que vous êtes obligés d'avoir vu à l'écran plus d'une fois tant ses apparitions à la télévision ou au cinéma sont régulières. Pour la petite histoire, il a participé aux débuts des radios libres, en particulier sur Carbone 14 en compagnie de Supernana et de Jean-Yves Lafesse sous le pseudonyme irrésistible de David Grossexe, ça donne envie hein?

"Jupe obligatoire" raconte l'histoire de France, une femme complexée et coincée, collectionneuse d'objets ayant appartenu à Marcel Proust, qui écrit des scénarios pour le compte de son ex-fiancé Bernard (interprété justement par Jean-François Gallotte). Ce dernier, étant un acteur connu et reconnu, signe ces scénarios de son nom et reverse une part du gâteau à France. Le dernier scénario de France raconte les débuts d'un couple dans le monde des clubs échangistes. Bernard est presque choqué par la tournure quasi-pornographique du texte, lui qui connaissait France plutôt peu portée sur la chose. Mais France affirme à Bernard que depuis leur séparation, sa sexualité s'est débridée et qu'elle fréquente elle-même des clubs échangistes et que l'histoire qu'elle écrit est basée sur son vécu. Évidemment, c'est faux et elle n'a d'ailleurs jamais approché un homme intimement depuis deux ans, c'est-à-dire depuis sa séparation avec Bernard. Ce dernier n'est en tout cas pas tendre avec elle, on peut même dire que c'est une véritable enflure, faisant des critiques acerbes sur son texte et lui donnant un délai de trois semaines pour le retravailler. Autant dire que France est rongée par le stress mais pour se calmer, elle a une sorte de confident sur internet, le "Maître Dong", un gros type habillé en moine bouddhiste avec lequel elle fait des séances de tantrisme par webcams interposées. Bernard revient chez France en compagnie de sa nouvelle petite-amie Sharon, une bimbo ayant quitté son salon de coiffure du Mans pour fréquenter le show-bizz parisien et par conséquent, les clubs échangistes. Il faut dire que Bernard n'est pas convaincu au sujet de la nouvelle sexualité de France et il se dit que Sharon, avec sa grande expérience dans le domaine, pourra l'aider à avancer dans son scénario et quant à Sharon, elle voit là une excellente occasion d'avoir un rôle dans un film et accéder enfin à son rêve d'être une star. La première entrevue entre Sharon et France ne va pas bien se passer mais leurs rapports vont finir par s'améliorer et une complicité va même naître lorsque Sharon va se faire virer de chez Bernard et demander refuge à France. En discutant toutes les deux, France apprend que Bernard est un vrai impuissant alors qu'il lui faisait croire pendant leur relation que le problème venait d'elle. Sharon et France décident alors de se venger en écrivant toutes les deux le fameux scénario dans lequel elles comptent bien dévoiler à tout Paris le secret peu confortable de Bernard. Au fur et à mesure de cette collaboration, les sentiments de France envers Sharon, qui se révèle être bien moins idiote qu'elle n'y paraissait au départ, vont évoluer vers de l'amour et les deux femmes vont finir par avoir des relations intimes ensemble, France se révélant être, elle, bien moins coincée qu'elle n'y paraissait au départ.

C'est clair que raconté comme ça, le sujet est un peu lourd et j'avoue que ce n'est pas le genre de propos avec lequel je me sens particulièrement à l'aise en fait, étant de nature plutôt très pudique. Mais, contrairement à ce que l'on pourrait penser, la pièce est rarement vulgaire et en plus, la mise en scène est assez sympa et le choix des musiques judicieux. Les discussions entre France et son gourou tantriste sont assez hilarantes et l'installation des sentiments entre les deux personnages féminins, même si on la voit venir grosse comme une maison, est plutôt bien menée. Les acteurs sont en plus assez bons, surtout Olga Sekulic qui, avec France, interprète un personnage touchant et puis donc Jean-François Gallotte qui interprète un personnage sympathiquement détestable. C'est sûr que c'est le genre de pièce qui doit ravir la presse féminine puisqu'y sont abordés l'évolution des moeurs et le désir féminin. D'ailleurs la phrase dans la pièce "je préfère faire l'amour avec des femmes mais je ne suis pas lesbienne!" résume assez bien la chose vu que j'ai l'impression que c'est assez "tendance" de choisir d'être bisexuel(le) dans la société actuelle mais j'y connais rien, je ne suis vraiment pas à la page! Pour finir, le dénouement de la pièce est assez exceptionnel même si le coup de "la pièce que les personnages écrivent et en fait la pièce qui est en train d'être jouée réellement" n'est pas inédit puisque c'était le cas par exemple pour "Les 4 Deneuve" ou "J'aime beaucoup ce que vous faites" que j'étais allé voir il y a quelques temps au théâtre mais bon, c'était ici encore mieux mené.

J'y connais toujours rien mais c'est fou les moeurs de l'an 2000, moi qui pensait que l'évolution de notre société passerait par les voitures volantes et les habits en aluminium!


03 juin 2008

"Mon alter Hugo"

Théâtre 3/4

J'y connais rien à Victor Hugo donc voila une bien belle occasion de rattraper un tout petit peu cette grosse lacune que le spectacle "Mon alter Hugo", écrit, mis en scène, joué et chanté par Gérard Berliner (quel homme!). J'y suis allé dimanche dernier en fin d'après-midi, cela se passait au Théâtre du Gymnase dans la petite salle annexe et d'ailleurs, c'était bien le bordel autour du théâtre vu que c'était barricadé par les flics. Je me demande si tout cela était la faute d'une quelconque "star" qui venait jouer dans la grande salle pour la pièce "Oscar". M'enfin, vu l'affiche (Bernard Farcy et la fille de Bernard Tapie, entre autre), j'ose espérer que ce n'était pas pour ça. Bref, avec "Mon alter Hugo", Gérard Berliner propose donc de nous retracer la vie de Victor Hugo en illustrant son propos d'extraits d'oeuvres, de lettres et de discours politiques du maître. Mais il ne faisait pas que nous réciter et nous expliquer, souvent avec humour, le contexte de ces morceaux choisis, il en mettait la plupart en chanson. Il faut dire qu'à la base, Gérard Berliner est chanteur mais il a connu une gloire quelque peu éphémère avec juste un tube dans les années 80 malgré tout de même une carrière musicale qui ne s'est jamais arrêtée.

On peut dire qu'il a une bonne voix mais les chansons sonnaient un peu trop "Starmania" à mon goût, il faut dire que je ne suis absolument pas fan de variété française et puis musicalement, j'ai trouvé que les chansons se ressemblaient un peu toutes (et normalement il a un pianiste avec lui mais cette fois, la musique était sur bandes). Cependant, c'était vraiment une idée originale et ludique pour faire découvrir ou redécouvrir les textes de Victor Hugo et surtout, ce n'était pas juste réciter des passages derrière un bureau, suivez mon regard... En plus, encore une fois, il ne faisait pas que chanter tout le long donc, malgré mes quelques critiques bassement subjectives, j'ai bien apprécié le spectacle. Les paroles des chansons n'étaient pas toutes de Victor Hugo, il y avait quelques réalisations personnelles il me semble, toujours autour de la vie de l'auteur évidemment. En tout cas, on sent que Gérard Berliner est vraiment investi par le personnage et l'oeuvre de Victor Hugo, au point même de ressembler un peu physiquement à ce dernier. Bien entendu, a été abordé la vie sentimentale de l'écrivain et son appétit sans limite pour la gent féminine (il en n'a pas moins écrit de merveilleuses lettres d'amour notamment pour sa maîtresse Juliette Drouet) mais Gérard Berliner s'est bien plus attardé sur les combats politiques du bonhomme et on peut dire que Victor Hugo était progressiste et visionnaire sur bien des domaines : il était pour l'abolition de la peine de mort, pour le droit des enfants et le droit de vote aux femmes, pour une union européenne et une monnaie unique, etc... Bref, ceux qui connaissent tout de la vie et de l'oeuvre de Victor Hugo n'apprendront rien avec ce spectacle et en plus, s'ils n'aiment pas la chanson française ils risquent de bien s'ennuyer mais personnellement, en tant que profane complet, j'ai passé un bon moment avec l'impression d'être sorti moins bête!

J'y connais toujours rien mais bon c'était quand même pas pour le fils de Michel Sardou tout ce bordel (ouais, on dirait qu'ils ont embauché tous les "fils de" pour "Oscar")?


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